06/10/2016

Supply Chain Magazine : « L’audit transport gagne en visibilité avec Interlog »

Dans sa newsletter du 6 octobre 2016, Supply Chain Magazine fait le compte-rendu de notre conférence sur le Freight Audit & Payment qui s’est tenue le 30 septembre à Paris. Nous le reproduisons dans son intégralité avec leur aimable autorisation.

L’audit transport gagne en visibilité avec Interlog

Vendredi dernier, Interlog Services organisait une matinée intitulée « Freight Audit : La visibilité de vos données transport au service de votre performance ». L’occasion pour l’entreprise orléanaise de mieux faire connaître l’offre d’audit externalisé des factures de transport qui est au centre de son activité depuis sa création en 1999. En préambule Jean-Marie Mascarenhas, Président et fondateur d’Interlog, a souligné que « l’enjeu pour les entreprises dépasse l’optique basique du contrôle de factures, même s’il y a d’évidents bénéfices à en tirer, pour leur assurer une totale visibilité sur leurs données de transport, avec analyse et conseil à la clé ». Un vrai enjeu à l’heure où les chaines logistiques gagnent en complexité, où les tarifs sont à la hausse et les charges accessoires se multiplient, tandis que se corsent les objectifs de réduction de coûts ou les règles de délais de paiement. Une problématique illustrée dans la foulée et à l’échelon global par le témoignage de son client Schneider Electric (voir ci-dessous). Jean-Marie Mascarenhas est aussi revenu sur l’acquisition courant 2015 de Pro-Log aux Etats-Unis, où ce principe d’audit est né au tournant des années 80, même si le marché y est à 70% aux mains d’acteurs bancaires, avec une optique moins orientée expertise métier que paiement (d’où l’acronyme FAP, Freight Audit & Payment, sous lequel la formule est souvent présentée). Pour Interlog, l’opération a permis de gagner en légitimité sur ce marché-clé, alors que le développement international est justement en tête de ses priorités, et a récemment justifié sa 2e implantation en Inde (voir NL n° 2310). Un second témoignage a permis de mieux cerner l’approche américaine : celui de Centurion Medical Products, client issu du portefeuille Pro-Log. Brian Kunde, son Directeur logistique, a expliqué le soutien tiré de cette collaboration au long cours en termes de connaissance et de visibilité sur sa problématique transport, alors qu’au fil des années, ce laboratoire pharmaceutique familial s’est séparé de sa flotte interne de camions, puis a revu son schéma logistique en divisant par trois le nombre de ses centres de distribution. Un témoignage de terrain qui n’a pas manqué d’humaniser une matinée centrée sur les factures, les data et les process.

Schneider Electric en déploiement FAP

Jean-Baptiste Delafoy, VP Global Transport Transformation de Schneider Electric, a détaillé la démarche d’audit transport déployée au sein du groupe, en précisant d’abord son contexte : en 15 ans, le CA est passé de 6 à 26 Mds€, notamment par acquisitions, et les zones Asie-Pacifique et Amérique du Nord génèrent aujourd’hui chacune plus de chiffre d’affaires que l’Europe. Quant à sa Supply Chain, elle a clairement été réorientée client ces dernières années, repose sur une centaine de centres de distribution et compose avec une cinquantaine de plateformes ERP différentes. « Le programme FAP est une des briques au centre de notre stratégie de transformation, et vise un périmètre transport d’environ 600 M€. Faute d’outil et de ressources internes à consacrer au sujet, il repose à la fois sur un partenaire global pour le volet intercontinental (maritime, aérien et express), et sur des champions locaux pour les flux domestiques partout dans le monde. Dont Interlog, d’abord à la manœuvre sur l’Europe, puis l’Inde, et sans doute bientôt en Amérique du Sud », a-t-il expliqué. Un programme qui vise à gagner en visibilité sur ces dépenses, en commençant par combler des écarts de facturation bien plus conséquents qu’il ne l’imaginait encore il y a 2 ans. Non pas quelques dixièmes de pourcent mais couramment 4 ou 5% avec de très gros acteurs, parfois bien plus en local, d’où des taux de rejet de factures en 1ère présentation dépassant couramment 50%, et des systèmes de provision comptable à mettre en place, non sans mal. « Sur le simple volet du contrôle des factures, le projet FAP est très directement rentable, même si ce n’était pas l’optique originelle », a relevé Jean-Baptiste Delafoy. De fait l’approche vise plus loin : une réelle capacité d’analyse des dépenses et des volumes, une notation qui permette de mieux évaluer la performance des transporteurs et leur pertinence au sein du panel fournisseurs, voire une vision qui puisse contribuer à l’évolution même de la Supply Chain.

Source : newsletter Supply Chain Magazine 2350 du 6 octobre 2016